A la suite du père Lataste

En 1864, un jeune dominicain, le Père Marie Jean Joseph Lataste, (1832-1869), sera envoyé à la prison de Cadillac
(près de Bordeaux), pour prêcher l’Espérance et la Miséricorde à des prisonnières condamnées aux travaux forcés.
Emerveillé de ce qu’il verra en prison, c’est à dire, la qualité de celles que le monde considérait comme des filles perdues,
il sera convaincu que le seul moyen de redonner une place dans la société est de leur faire confiance,
mettre un terme au processus de punition et de honte qui pèse sur elles, même longtemps après leur sortie de prison.

Devant le Saint Sacrement exposé au milieu des détenues, il aura l’intuition de fonder une famille religieuse:
les Dominicaines de Béthanie, communauté où quel que soit son passé, chacune des femmes appelées,
vivra sa consécration à Dieu en communion fraternelle dans la discrétion.

Le père Lataste a voulu proclamer au monde que :

« Pour se donner à nous, Dieu ne nous demande pas ce que nous avons été mais il n’est touché que de ce que nous sommes. »

Ainsi, « les plus grands pécheurs ont en eux ce qui fait les plus grands saints. » et
« n’est ce pas la même main de Dieu qui a relevé les unes et préservé les autres ! »

Il décèdera à 37 ans au milieu de ces nouvelles sœurs vivant de la Miséricorde à Frasne le Château (Haute Saône).

Il a été béatifié le 3 juin 2012 à Besançon (Doubs).


 

NOTRE SPIRITUALITE

Sous différents états de vie, nous voulons être une preuve vivante que le pardon, l’espérance et la vie fraternelle
sont toujours possibles quel que soit le passé et le présent. Dans notre vie fraternelle, nous privilégions,
à l’exemple de la vie dominicaine, la prière, l’étude et l’apostolat.


 

a. La discrétion

Au sein de cette fraternité de grâce où nous nous voulons solidaires les uns des autres, la discrétion est indispensable
pour nous permettre de vivre en communion, certains ayant vécus en marge de la société et de l’Eglise,
d’autres au contraire plus insérés et moins blessés.
Ce climat de discrétion aide à une vraie réhabilitation pour chacun.

Le Père Lataste dira des détenues qu’il avait connues à la centrale de Cadillac:

« On les croit coupables, il n’en est rien, elles le furent, il est vrai, mais depuis longtemps elles ont cessé de l’être
et si un jour elles ont failli, depuis longtemps déjà elles ont reconquis dans les larmes
et dans l’Amour de Dieu une seconde innocence
. »

 
b. La fraternité de grâce

Notre vie fraternelle, nous la voulons à l’exemple du Béthanie de l’évangile : ce village et cette maison
où deux sœurs Marthe et Marie Madeleine ainsi que leur frère Lazare, choisissent de faire communauté autour de Jésus
dans une vraie fraternité.

Tous les trois l’accueillent comme l’hôte de choix, le centre de leur cœur, comme la source de leurs actions
et le repos de leurs fatigues.

Seul Jésus peut faire, avec des êtres si différents, une fraternité aimante, que le Père Lataste appellera :
« fraternité de grâce » où nous sommes « solidaires du péché de nos frères mais aussi solidaires de la grâce en chacun. »
La simplicité de la vie quotidienne permet à chacun une réhabilitation.
Cette fraternité sait qu’elle est un témoignage vivant et actuel de la grâce miséricordieuse du Christ
dans l’Eglise et dans le  monde.

 
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